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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 11:16

Vieille Tige
c'est le nom d'une association, vieille de plus de 90 ans, qui regroupe les "pilotes du demi-siècle"
ceux qui ont leur brevet depuis plus de 50 ans.

 

lien:  les vieilles tiges

 

 

diapo-aero-3-96-r.jpg

 

15 juin 1961, il y a tout juste 50 ans

premier vol solo sur le Piper Cub  HB-OUU

sur l'aérodrome de "La Côte" à Prangins (Suisse)

brevet de pilote le 20 août.

et le brevet français avec Henri Giraud le 27 décembre 61.

 

Par manival - Publié dans : MES VOLS - DEBUT DE CARRIERE - Communauté : AVIATION
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 11:11

HB-KPG-drapeau-r.jpg

G.Gorgerat-1.jpeg

  GG12-r-.jpg

2 Février 2011  à  l'aéroclub  de Genève.

Baptème du dernier avion entré dans la flotte au nom de "Georges Gorgerat".

 

Invité par l'aéroclub de Genève et Jean-Claude Caillez, en tant qu'ancien élève de Georges Gorgerat, j'ai assisté à ce baptême très émouvant pour sa fille Christiane Decuyper, et pour moi-même.

J'ai été heureux de témoigner par ma présence de la reconnaissance que je lui dois pour m'avoir formé au pilotage sans visibilité alors que je n'avais que 16 ans.

Une formation complète selon la méthode suisse en vigueur à l'époque,

ce dont j'ai déjà parlé précédemment dans ces pages.

cet homme m'a sauvé la vie ... !

 

GG13-r.jpg

 

Georges Gorgerat est un pilote qui a suivi un parcours exceptionnel, ayant volé avec des planeurs rustiques, simple poutre avec une aile, avec les tout premiers hélicoptères, mais aussi avec des machines militaires qui font rêver les pilotes d'aujourd'hui, Morane, Vampire,Nord American "Harvard".

 

voici le lien vers un diaporama édité par le site pionnair-ge.com

Jean-Claude Caillez y a réconstitué en image sa vie de pilote.

Jean-Claude est aux côtés de la fille de " GG " , découvrant le capot moteur du Tecnam

 

GG-chasse.jpg

 

GG-NordAmerican-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GG-helico.jpg

 

 

 

GG-simu.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le simu de Georges, ce pourrait être moi aux commandes... ?

 

GG.3-r.jpg

La fille de Georges Gorgerat, Christiane, et Jean-Claude Calliez.

GG4.jpegGG8.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours de Monsieur Renaud Gautier, Président du Grand Conseil,  accompagné de son assesseur en grande tenue

et du Président de l'aéroclub.

Il faisait très froid dans le hangar, mais l'organisateur avait prévu une bonne dizaine de chauffages à gaz.

L'assemblée était nombreuse, un buffet nous a réunis ensuite dans les locaux bien chauffés du club.

GG.2-r.jpg

Clin d'oeil de la vie, la fille de Georges et moi, 51 ans après mes débuts...!

Image-5.png

gorgerat-LaTribune

Par manival - Publié dans : DIVERS - Communauté : AVIATION
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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 21:08

          octobre 1988 

Wichita, Kansas

Stage sur une belle machine, le Citation  II, 

le jet le plus utilisé dans le monde, certain disent, le Jet du pauvre !


      Certes, si on leGrumann.jpg compare avec des jets comme les « Dassault, Bombardier, Challenger, Gr umann...etc », c'est un jet d'entrée de gamme.

   Il en coûte  quand même plus de 35 millions (5,3 M d'euros de 1999) pour l'acquérir, à comparer  aux 200 millions d'un Grumann. ( 30 M d'euros)

 

Grumann


     Tout est relatif, et en 2010, les modèles sont à un tel niveau que les 200 millions sont très largement dépassés. D'ailleurs, des avions de ligne Airbus ou Boeing comme le BB J et au rayon d'action qui atteint 11 000 km, sont proposés comme « avions-d'affaires ». On est loin de mes débuts en Piper Navajo qui valait dans les 600 000 frs/1978.(100 000 euros).

 

      l'Airbus présidentiel A-330 à 170 millions d'euros, un avion énorme ,

ne coûte « que » 6 fois plus cher, qu'un Grumann de taille modeste, utilisé par des chefs d'entreprises. Pas de quoi en faire une polémique, c'est quand même un chef d'état qui s'en sert, l'actuel et ses successflight-safety-1988.JPGeurs.

 

 

 

 

  Stage à Wichita, Kansas, USA, en compagnie de mon collègue de l'époque, Gérard Bertrand, ancien pilote de chasse, pilote de la  PEAS

et

p remier vol sur bir éacteur aux US.  

 

    

 

 

 

      J'avais crains de ne pouvoir bien suivre les cours en anglais américanisé,  mais le centre dispose d'un « self learning center » accessible jour et nuit ou il est possible de réviser tous les circuits et toutes les procédures de vol sur une console vidéo interactive. Toute erreur vous ramène au cours de base. A force de faire répéter les séquences d'instruction, je me fais un anglais technique assez solide.
     De plus, il est possible sur commande, de visionner sur la télévision de la chambre d'hôtel, des cours vidéos techniques très variés, météo, fonctionnement réacteurs etc...


CRASH du simu ... !

Nous sommes en pleine séance de vol, quand soudainement, tout s'éteint et la cabine du simu tombe brutalement en butée sur les verrins. Le débattement des verrins doit être d'environ 0,50  à 1 m.

Nous sortons les lampes de poche et un technicien intervient rapidement, les simus fonctionnant 24h / 24, il y a toujours une permanence technique.
Nous allons prendre un café avec notre instructeur qui a de la peine à se remettre de ce crash. C'est un jeune pilote, jeune instructeur simu. La séance est remise à plus tard.

Suite à un accident mortel, le simu étant parti tout seul dans des mouvements désordonnés, l'instructeur doit lui aussi être sanglé dans son siège.


 

     1999. Paris-le Bourget.  P4060003.jpg

Le centre nous a réservé une chambre à l'hôtel Yatt près de Roissy,  hôtel de chaîne d'un haut standard qui ne sera pas facturé plus cher qu'un Novotel, prix spécial pour les pilotes stagiaires. Quand les journées au simu seront rudes, nous apprécions le confort de cet établissement à l'architecture moderne exceptionnelle.

P4010001.jpg

      Je révise les circuits du Citation avec Madeleine en même temps, je potasse les cours du PL américain, double tâche, la pression monte. Sur l'ordi, je fais tourner en boucle la musique de la belle comédie musicale « Notre-Dame de Paris », dont « Belle » que tout le monde entend non-stop sur les radios.

 

flight-safety-1r.jpg

 

simulateur

flight-safety-a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

flight-safety-r.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

flight-safety-1-r.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Débreifing après vol avec l'un de nos instructeurs, Emile Lecorre, très bon pédagogue, sympa, devenu depuis pilote sur 747 cargo.

 

 

 

 

 

 

flight-safety-theorie-15r.jpgLes cours théoriques:  c'est du sérieux, ne pas se fier à la photo, nous ne sourions pas tous les jours. Stéphane, instructeur pour la théorie et pour les vols, testeur pilote de ligne US, lui aussi super instructeur, ne nous ménage pas.

 

 

 

flight-safety-theorie-01-r.jpg

 

 

 

 

 

 

Questions/réponses via le système électronique, (les petits boutons blancs devant le pupitre)Madeleine répond très souvent plus vite que moi malgré mon expérience...!

 

 

 

 

 

 

 

 

flight-diplome-jp-r.jpgflightsafety-diplome-Mdln-r.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin de stage, la récompense: nos diplômes.

Par manival - Publié dans : AVIATION D'AFFAIRES - Communauté : AVIATION
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 12:28

Adieu l'ami...

 

Jean Jarlut est agriculteur, il vient de nous quitter.
Pour nous, pilotes de montagne, il avait accepté de mettre à notre disposition un grand Champ pour que nous puissions créer une altisurface.

Sa ferme est aussi un gîte.

 

MONTGERBIER-02r.jpg

 

 

Jean-Jarlut-1.jpgEn 2007, pendant que Madeleine était à New-York avec notre fille Sophie, je suis allé le voir en camping-car. Pris par une tempête de neige et -15°, j'y suis resté 3 jours.

 

Lui et son fils Michel m'ont fait un accueil très amicale, comme à tous les pilotes de passage, mais nous avons bien eu le temps de discuter ensemble.

Invité tous les jours à midi, j'ai mangé à chaque fois du sanglier ou du chevreuil, préparé à leur façon... hum...! délicieux.

 

                       Jean lit beaucoup, il m'a impressionné par l'étendue de sa culture.

 

gerbier-de-jonc-06.JPG

 

 

C'est un conteur extraordinaire, au cours d'un autre séjour, nous l'avons écouté pendant des heures devant la cheminé.

 

Il m'a dit: j'ai bien le temps de lire, je n'ai qu'à voir grandir mes bêtes. (élevage de vaches).

 

Il a dans sa bibliothèque un livre de plus

de 4 siècles.

 

 

 

 

gerbier-de-joncs-15

3 jours avec la compagnie des chevaux contre le camping-car, leur fourrage est tout à côté, c'est un peu magique. J'en ai profité pour lire moi aussi et écrire une partie de ce que vous lisez sur ce blog...


 

La glace qui s'accumule sur le pare-brise...

 

gerbier-de-joncs-23

Bien équipé quand même: le groupe électrogène m'a permis de garder la charge des batteries et le chauffage Webasto, le même que celui des camionneurs, m'a gardé bien au chaud.     très beau spectacle: le lever de soleil sur le Mont Gerbier de Jonc.

gerbier-de-joncs-24.jpg

 

Adieu l'ami... les pilotes de montagne sont bien tristes.


 


Par manival - Publié dans : VOL EN MONTAGNE - Communauté : AVIATION
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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 18:45

     Il est quelquefois difficile de faire comprendre les exigences de notre métier, même aux gens avec qui nous collaborons régulièrement.

 

      Je viens de faire une série de vols dont le dernier imposait un retour à la base très tardif, au delà de minuit. En prévisions du vol du lendemain, j'envisage de prendre avec moi l'un de mes copilotes habituels pour me seconder par sécurité.

Mais au siège de GP, mon client du lendemain, la secrétaire du DG me dit que l'avion sera complet. Destination Poitiers.

      Le matin, 4 passagers seulement ! J'interroge le DG, c'est ce qui a toujours été prévu pour ce vol. Je râle en mon fort intérieur.

L'arrivée de Poitiers passe par la verticale de la balise d'Amboise, AMB, et elle est tout à fait dans l'axe de la piste qui est encore très loin, dans les 60mn si je me souviens bien. La descente a déjà commencé, je suis transféré depuis le passage d'AMB sur la tour de Poitiers pour une approche finale, plafond relativement bas, dans les 500 pieds.

      A l'altitude atteinte au passage d'AMB, je suis parfaitement aligné sur le plan de descente et donc aussi aligné sur l'axe. Autorisé à l'approche, j'enclenche le mode APP sur le PA (approche automatique) et je garde ma vitesse, 250 Kt en configuration croisière. J'en ai pour environ 15 minutes avant la courte finale.

 

      Nous sommes entrés dans une couche nuageuse épaisse mais non turbulente, je surveille mes instruments où rien ne se passe, directeur de vol , instruments moteurs, l'avion est bien stable sur sa trajectoire.

      Soudainement, nous sortons de la couche, je vois la piste grandeur nature. En un instant, je sors de la somnolence dans laquelle je m'étais enfoncé, je ne dormais pas mais je ne contrôlais plus.

      Par réflexe je réduis les moteurs tout d'un coup, hélice plein petit pas brutalement, une grosse variation de pas qui donne un bon coup de frein tout en faisant un bon rugissement, les hélices hurlent, le train dans la foulée, la vitesse est cassée, les volets, la piste est longue, je suis posé... ouf ! J'étais déjà autorisé à l'atterrissage, je n'ai même pas eu à m'annoncer au passage de la balise finale.

      Au parking, je pique une colère. Le PDG, le DG me regardent un peu abasourdis, je leur explique le problème. Par la suite je vais exiger la liste exacte des passagers pour chaque vol.

      J'ai vraiment besoin de dormir, je vais au Novotel du coin. Là je vais encore piquer une crise dans le couloir, car malgré le carton « do not disturb » je suis réveillé plusieurs fois par les femmes de chambre. Dégouté, je me rhabille et je quitte l'hôtel non sans avoir encore suffisamment râlé pour ne pas avoir à payer la chambre. Je ferai une meilleure sieste dans l'avion.

sommeil.jpg

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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 09:59

captens.jpeg

 

 

CAPTENS
Voici une patrouille de deux Cap 10 bien connue maintenant,

elle participe à de nombreux meetings, nationaux et internationaux.

 

adam-shaw-mtBlanc.jpg

 

  Je vous parle de cette patrouille parce que le "captains wingman", l'ailier, Adam Shaw, est aussi un pilote de montagne propriétaire d'un Piper équipé de skis.

 

adam-marianne.jpg

 

         à voir: le Captens BEST OFF  2010 sur youtube

 

                        Le site des CAPTENS

 


Janv 2007 -  Marianne MAIRE-SHAW  & Adam SHAW ont le plaisir de vous annoncer la création de CAP'TENS, une patrouille de 2 Cap 10 basée à Annecy (Haute-Savoie), en hommage à Auguste MUDRY et dans l'esprit de la "French Connexion" de Montaine Mallet et Daniel Héligoin aux U.S., pour qui Adam a travaillé jusqu'en 1994.
N'hésitez pas à demander à CAP'TENS de venir animer vos airshows ou toute autre manifestation de Relations Publiques se prêtant à une présentation aérienne. Brochure sur demande.

 

 

 


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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 19:29

Photos disponibles à la vente     

                                                          contact : jpm@flight-system.com


 

                 MONT BLANC

 

                             CHARTREUSE

 

                                                  BELLEDONNE

 

                                                                MONT AIGUILLE

 

                                                                VERCORS

 

                                                                               OISANS

 

                 PHOTO AERIENNE

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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 08:07

        Cet avion bien connu des pilotes, c'est le Cricri, construit par Michel Colomban,

                                c'est le plus petit bimoteur du monde.

     Son nom vient du prénom d'une des filles de Michel Colomban, Christine.
     La structure de l'avion est en aluminium.
     Les deux moteurs développent 15 Cv chacun pour une vitesse maximale de 220 km/h.

 

Envergure    4,90 m
Longueur    3,90 m
Hauteur    1,20 m
Surface alaire    3,1 m²
Nombre de places    1
Masses
Masse à vide    78 kg
Masse maximum    170 kg
Performances
Décollage    120 m
Vitesse maximale (VNE)    220 km/h (caréné)
Vitesse de décrochage    72 km/h

 

 

  cricri-1-r.jpg  J'ai eu la chance de voler sur cette machine grâce à l'amabilité d'un condstructeur amateur de Grenoble Le Versoud, qui a bien voulu me faire confiance pour me le confier. Une machine au pilotage très fin, une machine extraordinaire, apte à la voltige, et qui vient d'être équipée de moteurs électriques,

c'est tout à fait dans l'air du temps.

  

 

 

 cricri-6-r Le modèle que j'ai experimenté est lui, propulsé par 2 moteurs de tondeuses à gazon, mais  l'origine de ses moteurs ne lui permet pas pour autant de faire du rase-mottes  :-)


 

 

 

 

 

 

 

 

cricri-5-r.jpg

 

Lien vers une vidéo youtube - mise en route et décollage link

 

  Lien petit avion, grande passion      link

 

 Lien vers une vidéo youtube       Link

 

Lien vers une autre vidéo youtube      link

 

 

 

 

 

 

 

                               Pour les futurs pilotes de MC15 :
     Aujourd'hui piloter un cricri relève d'un véritable défi, non pas par la difficulté du pilotage, mais par la difficulté d'obtenir la licence "Monosiège MR".
      En effet le cricri est considéré aujourd'hui comme un avion bimoteur monosiège à motorisation rapprochée ; aussi pour piloter un cricri il faut faire apposer sur sa licence la mention "Monosiège MR" qui vous permet de voler sur tous les avions monosièges à motorisation rapprochée (le cricri est, il me semble, le seul représentant de cette catégorie).
      La première difficulté est de trouver un instructeur habilité à délivrer une telle licence...

extrait du site d'un propriétaire de cri-cri immatriculé F-PMAY -    http://f.pmay.free.fr/

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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 13:04

Premier vol de nuit à Amiens.

 

Je suis toujours en relation avec le professeur Milhaud, co-fondateur d’Europe Assistance, patron du service de réanimation et du SAMU d’Amiens. Nous allons établir une convention entre le C.H.U. d’Amiens et AIR SERVICE AFFAIRES pour les transports sanitaires. Convention obligatoire au regard de la sécurité sociale pour accéder aux remboursements.amiens-premier-vol-de-nuit-r.jpg

 

L’aérodrome vient juste d’installer un balisage, une nouvelle tour de contrôle et la balise « radiocompas » permet les arrivées aux instruments. Il est prévu un atterrissage de nuit devant la presse et diverses personnalités de la région. C’est le « décollage » pour cet aérodrome qui s’ouvre ainsi au trafic des avions d’affaires avec Michel Delaigle, contrôleur et chef d’aérodrome.

 

 

Michel est de ces contrôleurs qui vivent avec les pilotes en se fréquentant au club-house du club ou au bar du terrain. Je me dois de lui rendre un hommage posthume.

Ancien radio de marine, c’est un amoureux de son métier. Habitant sur le terrain, il vivait son trafic même les jours de repos. Il avait quitté un grand centre de contrôle pour un petit terrain pour mieux s’occuper de son fils handicapé.

Fréquentant l’aérodrome assidûment avec le Cheyenne, une grande complicité s’est établie entre nous, au delà des relations de travail.


cheyenne-rasemotte

Un matin je vais lui faire une peur bleue. J’arrive de Lill e pour prendre mes passagers, Michel lui à ce moment là entre sur la piste avec la 4L de service, il l’appelait « la jaunette », pour une inspection du terrain, gyrophare tournant, et s’annonce réglementairement sur la fréquence.

 

Moi, en écoute mais n’ayant pas encore appelé, je me positionne pour arriver en rase-mottes sur la piste et je passe au dessus de lui à pleine puissance.

 

delaigle-michel-b.jpg     Quelques secondes après je l’entends hurler à la radio, amicalement, que je suis un vrai salopard… Excuse moi Michel. Nous nous estimons réciproquement. Malheureusement, en 1982, a 45 ans, une maladie l’a emporté en quelques jours.

 

 

 

 

 

 

L’aérodrome est sommairement aménagé pour les arrivées aux instruments, lorsque la météo est incertaine pour le vol du lendemain, je préfère me mettre en place la veille au soir pour assurer le vol de mes passagers amiénois. Nous nous entendons en fonction des programmes à la télévision. Comme il habite une maison de fonction sur le terrain, à la fin du programme télé, il vient à la tour allumer la piste et moi, je calcule mon vol pour arriver au même moment.


 

Michel est de ces contrôleurs qui vivent avec les pilotes en se fréquentant au club-house du club ou au bar du terrain. Je me dois de lui rendre un hommage posthume.

Ancien radio de marine, c’est un amoureux de son métier. Habitant sur le terrain, il vivait son trafic même les jours de repos. Il avait quitté un grand centre de contrôle pour un petit terrain pour mieux s’occuper de son fils handicapé.

Fréquentant l’aérodrome assidûment avec le Cheyenne, une grande complicité s’est établie entre nous, au delà des relations de travail.

  

J’en ai fait des mises en place par précaution que la météo du lendemain ne justifiaient pas souvent.

Je préfère cela plutôt que mal dormir en pensant au vol du lendemain quitte même à dormir dans l’avion quand il n’y a plus de place au Novotel proche.

C’est par sécurité, car arriver avec une mauvaise météo quand les passagers vous attendent en bas peut conduire à prendre des risques en forçant les minimas réglementaires.

 

S’il est délicat de se poser dans le brouillard, le décollage avec 200 mètres de visibilité ne pose guère de problème. Coussins, sac de couchage, trousse de toilette sont les accessoires que j’ai en permanence à bord. Toilette matinale dans les locaux de la tour. J’ai passé des nuits à bord avec des températures nettement négatives, en particulier quand il faut partir à l’improviste vers des villes ou se passe un événement, foire industrielle ou commerciale ne permettant plus de trouver la moindre chambre.

Frankfurt, Düsseldorf, Hanovre où j’ai connu les nuits sur les parkings et les réveils au petit matin au bruit des turbines ou des réacteurs des avions au départ.

 

Se mettre en place, ça veut dire sacrifier la soirée en famille mais pour moi, Michel ouvre l’aérodrome et le balisage de nuit juste après la fin du film ou de l’émission qu’il regarde. Amiens n’est qu’à 15 minutes de vol de Lille.

Le Cheyenne prêt à décoller, je peux passer la plus grande partie de la soirée chez moi, Michel lui, dit que venir à la tour, c’est sa petite promenade de santé avant de se coucher.

Quelquefois c’est lui qui m’appelle pour m’informer des risques de brouillard, me conseillant d’arriver au plus tôt.

Fana de radio, il a installé une radio VHF chez lui ce qui lui permet d’attendre mon arrivée au retour des vols sans avoir être bloqué des heures à la tour en cas de contretemps. Cela dit, j’ai toujours assez bien respecté les prévisions d’arrivée ou téléphoné juste avant de partir pour rectifier l’estimée d’arrivée.

Lui, souvent, téléphone à ma femme pour lui donner mon heure de retour et en déduire l’heure à laquelle j’arriverai à la maison.

Collaboration exceptionnelle.

 

Dans ces années là, je fait l’essentiel du trafic IFR de l’aérodrome. Aérodrome malgré tout international puisque nous devons aviser les douaniers de nos départs ou arrivées de l’étranger. Ils ne se déplacent pas trop souvent.

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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 12:28

50 cc  Di-Blasy

 

Pour résoudre les problèmes de transport que les pilotes rencontrent souvent à l'escale et ne pas être condamné à me promener seulement dans les centres villes à l'escale, après y avoir été déposé par un bus ou un taxi, je me suis offert cette mini-moto pliante.

Repliée, elle ne tient pas plus de place qu'une valise et ne pèse que 30 kg.

 

MP-DV38--2-.jpeg

 

      J'avais souvent utilisé un vélo pliant, mais les distances aéroport – ville sous souvent importantes, il n'y a pas de douches dans les aéroports, il faut bien avoir l'air présentable aux passagers pour le vol retour.

      Avec cet engin, je vais avoir de temps en temps des soucis avec la police sur certains aéroports: mais que fais là ce gazier sur sa drôle de mobylette sur les parking avions. Sortir de l'aéroport par les circuits de sécurité n'est pas une mince affaire.

     A Bordeaux, un jour où un ministre était attendu, j'ai été poursuivi par les gendarmes avec gyro-phare et sirène au milieu des avions de ligne alors que je roulais du parking avions privés vers le bureau de piste et de plus, avec mon copilote du jour. Imaginez deux types en uniforme sur ce minuscule deux roues, évidemment monoplace et sans casques, imaginez la tête des gendarmes. J'ai dû négocier dur pour ne pas être verbalisé. Nous avons été raccompagnés à l'avion dans la camionnette avec la Di-Blsy.
      Idem en Autriche, à Graz près de la frontière yougoslave, arrêté parce que roulant sur un véhicule sans plaque d'immatriculation. Allez expliquer à des gens qui ne parlent pas anglais que j'arrive bien de France, pas avec la mob mais en avion... ! Une demie-heure de palabres de sourds. J'ai bien cru que j'allais me faire embarquer au poste.

 

     Sur le plan réglementaire, je dois dire que je suis en faute car je devrais vider le réservoir avant chaque vol, cependant, comme je ne peux pas non plus transporter un bidon d'essence, je fais donc cette entorse au règlement en prenant bien soin que la mob soit bien calée dans le coffre, le robinet du réservoir fermé.

MP-DV67--2-.jpeg

     Le coffre n'étant pas pressurisé, pour éviter les problèmes d'expansion de l'air dans le réservoir avec l'altitude, entre 6 et 9 000 mètres, j'ai fais un petit trou dans le bouchon. A 5 000 mètres, le volume d'air n'est déjà plus que de la moitié par rapport au sol, l'effet de compression serait très important pouvant provoquer des fuites d'essence.

 

Cela dit, les joints du coffre ne sont pas parfaits, il y a quand même une certaine ventilation permanente.


      J'ai fais des centaines de kilomètres avec cet engin jusqu'à ce que je vole systématiquement en équipage à deux.

Par manival - Publié dans : AVIATION D'AFFAIRES - Communauté : AVIATION
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