
Aspect des différents métiers d'un pilote d'avions au cours de sa carrière.
Photos, récits, aventures et mésaventures.
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Pour tous les pilotes en basse altitude les lignes à haute tension sont un danger à bien prendre en compte car les fils sont généralement très peu visibles, sauf au voisinage des aérodromes où ils sont garnis de boules et les pylones sont peints en blanc et rouge.
Danger en plaine quand on vole bas par mauvais temps, danger en montagne, les fils traversent quelquefois des vallèes et ont causé la mort de nombreux pilotes d'avions ou d'hélicoptères.
Les lignes sont quelquefois dans l'axe des approches de vol aux instruments très proche de la limite basse du plan d'pproche.
J'ai déjà cité le crash de notre ami Jean Claude Sinour, fondateur de la compagnie Sinair à Grenoble qui en à heurté une en Italie au cours d'une approche VOR DME, un autre pilote et ami que je croisais assez souvent à lui eu aussi une rencontre malheureuse avec une ligne en finle du Bourget, mais a pû se poser sur l'aéroport.
Nous sommes dans les années 80 et l'approche se fait aussi en VOR DME, cela veut dire qu'une aiguille donne avec précision la position sur l'axe de piste mais le pilote doit lire sa distance du terrain sur un autre instrument et en déduire l'altitude qu'il doit avoir à chaque instant. A chaque distance affichée correspond une altitude, il faut corriger le taux de descente en permanence pour rester sur le plan.
La plupart des approches se font maintenant avec l'ILS, il suffit de lire deux aiguilles qui se croisent ou suivre le "directeur de vol" qui leur est associé pour faire une descente en toute tranquilité. On peut même lui connecter le pilote automatique qui fera l'approche pendant que le pilote, libéré du pilotage, sera concentré sur le suivi de la descente et la vue extérieure pour voir arriver la piste en sortant des nuages.
Etabli en finale aux commandes de son "Cessna Conquest" biturbine,seul pilote à bord, mais trop bas sur le plan, Fischer, pilote expérimenté, basé au Havre, accroche une ligne à haute tension.
Par chance, la ligne, aux câbles pas trop épais, cède. L'avion est fortement déséquilibré ayant frôlé le décrochage, et un bout de cable s'est enroulé autours d'une des hélices, la turbine est stoppée net.
Approche finale sur un moteur en trainant quelques mètres de câble derrière lui et atterrissage. Mais au roulage, au moment de rejoindre le
parking, en tournant, le cable vient se prendre dans l'hélice de l'autre turbine...stoppée net à son tour !
Plus de 10 000 personnes ont été privées de courant pendant plusieurs heures.
Un incident de vol qui se termine bien, excepté quelques travaux sur la cellule et la révision des deux turbines qui ont subi un forte contrainte mécanique.