
Aspect des différents métiers d'un pilote d'avions au cours de sa carrière.
Photos, récits, aventures et mésaventures.
voir
aussi: www.flight-system.com
Sur un glacier du massif du Mont Blanc, je devais rejoindre un ami, Xavier Maniguet, arrêté avec son
jojo "Marcel" sur une zone de stationnement assez étroite et pentue après un pique-nique sur le glacier du Tour.
Xavier et son jojo. Glacier du Tour.
Sur le Tour nous étions dans une neige relativement lourde, mais là, la neige était plus glissante, bien qu’à la même altitude mais avec un
ensoleillement différent.
Une première tentative en passant sous son avion en stationnement ne me permettant pas de m’arrêter, je remet les gaz pour une nouvel essai,
et, excès de confiance, cerveau en hypoxie… ?…! je choisi de passer derrière. Xavier
filme l’approche et l’atterrissage. Je pas
se derrière lui à quelques
mètres, et là, croyant être passé au-delà de sa verticale par rapport à la pente, je réduis la puissance pensant que l’arrêt serai instantané.
Mauvaise estimation, je suis encore au-dessus de lui et dans cette neige glissante, mon Skyranger part en girouette nez vers le bas en direction de son aile droite.
Plus question de se rattraper par un coup de moteur, il faut limiter les dégâts : je coupe le moteur pour que l’hélice ne batte pas l’aile…et ça continue de
glisser….
Au passage mon hauban frotte sur son saumon d’aile et le bout d’aile touche son hélice.
Ca glisse toujours, la pente est forte. Pas de dégât apparent, remise en route du moteur, et nouvel atterrissage avec arrêt complet cette fois.
Nos machines gardent chacune une trace de peinture de l’autre, et il n’y a eu heureusement aucune casse.
Avertissement sans frais… ! Mea culpa. Belle
connerie.
Un poil plus à gauche et j'entrainais dans ma course "Marcel", le jojo de Xavier, ça ce serait sûrement mal terminé.
Faut-il tenir compte d’une certaine hypoxie qui perturbe le jugement, dû à un séjour de plusieurs heures à plus de 10 000 ft ? Un guide de montagne m’a dit que certains de ses clients, après quelques heures en altitude, avaient de la peine à coordonner des gestes comme fixer les lanières des skis ou des raquettes et autres gestes simples.