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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 16:28
A l'atterrissage à Hyères où je me pose régulièrement, la piste est mouillée et il y a un léger vent traversier.

Soudainement, je sens l'avion qui dérape et part de travers. Je suis un peu surpris, car le vent est relativement faible, mais je contre ce dérapage sans problème.

Après avoir accompagné  les passagers à l'aérogare, je discute avec un mécano d'Air Inter qui fait l'assistance piste, je lui raconte que je me suis fait surprendre par une glissade et j'évoque l'hypothèse d'un aquaplaning, mais comment savoir après coup ?

Les vieux mécanos qui ont bourlingué connaissent des tas de choses qui ne s'enseignent pas forcément de nos jours.

Tu veux savoir si tu as fait un aquaplaning,  viens avec moi, on va regarder tes pneus.
Je le suis, un peu septique, que va-t-il me montrer ?

Là je découvre avec lui une drôle de marque sur un de mes pneus. C'est une marque de brulure.




Comme ce mécano m'explique, les marques ne sont pas le résultat d'un coup de frein, mais bien dû à un échauffement intense.
Un plat suite à un blocage de la roue aurait marqué aussi le centre du pneu.

L'aquaplaning se produit en fonction des paramètres vitesse et pression de la roue sur le sol.  
Le pneu, si celui-ci n'est pas bien dessiné pour évacuer l'eau, "emprisonne" entre lui et la piste (ou la route)  une quantité d'eau soumise à la pression mais aussi à une forte friction.
Du fait de cette forte pression, l'eau atteint des températures très élevées qui font se désagréger le caoutchouc.


Il est possible de calculer le moment ou l'aquaplaning se produira.
Il existe une formule que j'ai oublié malheureusement, qui tient compte de la masse et de la vitesse.

 

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commentaires

Alex 25/05/2015 16:30

Pour l'aquaplaning dynamique : (racine carré de la pression en psi du pneu) x 8.52