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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 14:02

Baraka pour trouver du travail, c’est une profession qui connait des hauts et des bas constants, mais plus souvent des bas, d’une crise économique à l’autre, crises du pétrole, crises politiques avec ses répercutions, et maintenant, crises macroéconomiques, crises dues au terrorisme, etc.

Baraka pour ne pas être victime d’un accident. J’ai malheureusement perdu tellement de collègues ou d’amis en accidents aériens que je ne peux plus les compter.

Moi-même, je peux dire qu’à ce jour, j’ai joui d’une baraka certaine. J’en donnerai des exemples flagrants. Par moment même, je pense qu’un ange gardien a veillé sur moi. Pourquoi pas… ?

 

Il faut croire en son "ange gardien" - Orléans Saran 1970,

 

Je suis en Jodel D112 (F-BNCJ) et avec mon élève, nous faisons des tours de piste-école en 05.

L'aérodrome de Saran, très proche de la ville d'Orléans est aussi proche, très proche en temps de vol, de la base militaire d'Orléans Bricy.

 

Nous sommes dans la branche " vent arrière " à 700 ft. (200 m.) Le terrain est par notre travers droit, nous sommes seuls dans le circuit. L'aérodrome n'est pas contrôlé.

À priori, je n'ai pas de raison de regarder derrière nous, cependant, je tourne la tête vers notre arrière gauche. Une intuition… ?

Que vois-je… ?…!

Un JET, à la même altitude que nous qui fonce sur nous …!

T-33.jpg Je prends les commandes et fais un "brake" très accentué en montant à gauche. Nous sommes plus que sur la tranche, presque sur le dos, et je vois passer l’avion sous nous , je distingue très nettement le pilote qui a levé la tête . Il a nous a vu à la dernière seconde…. !

Nous nous sommes vus "les yeux dans les yeux" tellement la distance qui nous séparait était courte.

 

 

Cet appareil devait rejoindre Bricy, sous contrôle avec sa base, il a oublié notre aérodrome et n'a pas assuré l'anticollision . Probablement occupé à préparer sa machine pour l'atterrissage.

Il s'agissait d'un T-33, avion-école en usage à Tours, base-école de l'armée de l'air.

 

Ce type d'appareil, je vais le rencontrer une deuxième fois au cours d'une navigation avec deux de mes élèves.

Nous sommes en navigation au nord de la base de Tours, dans une zone qui peut être traversée sans contact radio.

À cette époque je vole beaucoup, plus de 1000 heures d'école par an. Nous sommes dans un Rallye 100cv, triplace. Un élève est aux commandes, l'autre est en place arrière et surveille la navigation.

À chaque étape, les élèves changent de place.

Moi ce jour-là, j'ai un bon coup de fatigue et je somnole un peu, les yeux fermés, la tête appuyée sur la verrière. Pour tout dire même, je me suis carrément assoupi quelques minutes…

Au moment où j'ouvre les yeux, mes deux élèves regardent ensemble la carte de navigation, personne ne regarde devant.

À cet instant précis, je vois un Jet face à nous, même altitude, cap inverse.

Je pousse sur le manche, le Jet passe quelques mètres au-dessus de nous. Il ne nous a pas vus, mes deux élèves ont à peine le temps de le voir et de comprendre…!

C'est la deuxième fois que je vois un avion de cette manière.

 

Le risque de collision n'est pas si rare qu'on le croit.

 

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Published by jean pierre Ebrard - dans MES VOLS - DEBUT DE CARRIERE
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