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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 17:55

     Notre aérodrome est presque en ville, mais en même temps, il est accolé à une vaste zone non cultivée et des perdreaux sont souvent groupés sur la piste en herbe.

     Au cours d’une courte finale, ayant à remettre de la puissance, le bruit du moteur fait décoller la dizaine de perdreaux qui stationnait au milieu de la piste et l’un d’eux vient heurter l’aile du Jodel 112. Nous sommes à l’arrondi, à un moins d’un mètre du sol. Le 112 est un avion à ailes basses, le perdreau devait voler entre un mètre et un mètre cinquante maximum.

     Je m’arrête pour ramasser la bestiole qui a été tuée net. Mon épouse le fait cuire. Il est tout à fait comestible.

     Cela me donne l’idée d’essayer de récidiver ce bon coup. Au cours d’un autre vol avec le Jodel 112, ayant repéré une compagnie de perdreaux, je donne un coup de moteur en courte finale comme la fois précédente…et ça marche, je touche de nouveau un perdreau que je récupère bien sûr.
     Par la suite, régulièrement, j’ai alimenté mon congélateur. Un jour même, j’en ai touché trois d’un coup d’aile…       C’est tout à fait authentique… !

     Ayant discuté de cela avec un élève chasseur, nous décidons d’une nouvelle méthode de chasse avec le Piper.
     Le Piper peut voler avec les deux demies portes ouvertes sur le côté droit.
     L’élève est en place arrière son fusil pointé vers l’avant.
     Une compagnie est là. Nous faisons un passage au-dessus. Deux coups de fusil et nous nous posons près de l'endroit où nous avons tiré sur la compagnie. Pas un seul perdreau. C’est raté, nous abandonnerons là cette expérience " d’avion de chasse ".
     Mais j’en réalise une autre. Bernard, un autre de mes élèves, me prête une carabine 22 à lunette. Avec ma voiture je m’approche des compagnies, pas trop près pour ne pas qu’elles s’envolent, c’est méfiant ces bestioles. Les avions, elles connaissent et ne les craignent pas, mais quelqu’un à pied ou une voiture, ça ne fait pas partie de leur paysage habituel. Je fais de véritables cartons.
     Je tire bien et chaque perdreau touché tombe sans soubresaut, je peux en tirer un autre et encore un autre. J’en ai fait comme ça jusqu’à sept ou huit avant que le reste de la compagnie ne bouge. Par contre, si le perdreau touché s’ébroue avant de tomber, tous les survivants décollent. J’ai rempli mon congélateur et j’en ai beaucoup donné à mon mécano.
    J’ai dû en blesser un, car un jour, en prenant un café au bistrot du coin le patron me dit :
     " c’est curieux, vous avez vu ce perdreau unijambiste près de la piste ? " 
     J’avais dû en toucher un à une patte. Cette pratique étant bien entendu délictueuse et voyant que j’étais repéré en dehors du cercle de l’aéroclub, j’ai préféré arrêter là mes exploits de chasse…à regret…c’est bon un perdreau bien préparé.

Je ne dis pas que tout ce que j'ai fait dans ma vie de pilote était un bon exemple....!

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Published by jean pierre Ebrard - dans MES VOLS - DEBUT DE CARRIERE
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