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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 17:40

Je dis souvent que ce sont plus souvent les pilotes que les mécanos qui font tomber les avions, je m’explique : normalement, sur un avion bien construit, en suivant les bonnes procédures, les pilotes doivent pouvoir ramener leur avion sur un aérodrome dans de bonnes conditions, même en cas de panne grave…normalement… ! bien que l’exemple de la rupture d’un câble de gouverne de profondeur ne laisse pas beaucoup de chance à l’équipage dans certaines conditions d’évolution.

Cependant, il y a des choses qui font frémir rétrospectivement.

 

Basés à Châteauroux et volant sur Cessna Citation, Virginie et son mari choisissent pour la maintenance de leur F-GKID, un atelier de Bretagne habitué à ce type de machine, et aussi meilleur marché qu’un atelier parisien.

Arrivé à fin de potentiel, l’un des réacteurs est envoyé en révision et pendant les quelques semaines d’immobilisation de ce moteur, un autre en location est mis en place pour éviter une immobilisation de l’avion. À la fin de la révision, l’échange est fait de nouveau, l’avion retrouve son moteur d’origine et le moteur loué retourne par transporteur dans la caisse spéciale pour son retour à l’usine.

Quelque temps après, peu satisfaite des prestations de l’atelier, Virginie décide de changer d’atelier et d’aller faire une révision de l’avion chez Cessna au Bourget, le représentant de la marque devant forcément assurer un entretien soigné et des réglages réacteurs corrects.

Et là …cet atelier très méticuleux découvre que les boulons qui tiennent le réacteur à la cellule ne sont pas les boulons requis par le constructeur, ce sont ceux qui ont servi pour le transport dans la caisse spéciale et que les mécanos ont mis à la place de ceux d’origine… ! Incroyable, mais vrai… !

La qualité et la dureté du métal des boulons d’origine sont de très loin supérieures au métal de ceux de la caisse de transport et à tout moment, subissant les contraintes d’accélération et les turbulences quelquefois sévères, les boulons risquaient de céder et l’avion aurait perdu son réacteur, catastrophe assurée.

Des négligences, voire des incompétences de ce genre, j’en ai malheureusement constaté souvent.

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Published by jean pierre Ebrard - dans AVIATION D'AFFAIRES
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