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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:31

 

Atterrir sur un glacier est pour la plupart des pilotes avion comme la quête du Saint Graal ! Entrer dans le domaine de la haute montagne… quoi de plus grisant… ! Quitter la vallée, se poser et piqueniquer , après un vol court , sur la neige des glaciers entre 3000 et 3500m avec devant soi un panorama d’une beauté incomparable est un réel privilège.

Ce magnifique privilège fait l’objet de la " qualification montagne avec extension neige "

 

Les glaciers sont une masse de glace couverte en hiver d’une couche de neige plus ou moins épaisse. Ils n’existent qu’à des altitudes au-delà de laquelle la neige ne fond pas, ou peu., c’est-à-dire 2 500 à 3 000 m en Europe. La glace est de la neige ancienne transformée, tassée, condensée. La densité de la neige augmente de plus en plus au fil du temps. Elle devient " névé " lorsque sa densité atteint 550 à 700 kg/m3 et 917 kg/m3 à l’état de glace vive. Il faut 5 ans de névéification pour que la neige devienne glace.

À l’époque glaciaire, 30% des continents étaient recouverts de glace. Le glacier du Rhône s’étendait jusqu’à Lyon, avec des épaisseurs de plus de 1 000 m.

La masse de glace s’écoule régulièrement comme un torrent figé. Seuls les repères placés par les glaciologues permettent de mesurer cette vitesse d’écoulement dépendante de la pente du terrain. Les glaciers sont des monstres qui bougent vite : quelques centimètres à quelques décimètres par jour, et dans les zones de forte pente, plusieurs mètres par jour. Les mouvements de terrain provoquent des cassures dans la glace, ce sont les crevasses et séracs qui régulièrement se détachent et dévalent plus bas dans une chute imprévisible qui engloutit occasionnellement les alpinistes. De l’observation du glacier dépendra le choix de l’itinéraire le moins risqué.

 

 

 

 

Le Glacier d’Argentière dans le Massif du Mont Blanc. Des séracs impressionnants, de grandes murailles de rochers, un panorama exceptionnel. On s’y pose généralement tout en haut,

 

 

 

Chaque glacier a ses caractéristiques propres. Seule une pratique régulière en école peut permettre de s’y aventurer avec un minimum de risques.

Quand la neige couvre la crevasse, on dit qu’il s’agit d’un pont de neige, un pont qui peut être très fragile et céder au passage d’un alpiniste d’où la nécessité de marcher encordé. Mais cela ne s’improvise pas. Chacun doit assurer l’autre selon une méthode bien définie. Au cours d’exercices de sauvetage, il est démontré qu’il faut être au moins deux pour sortir d’une crevasse un homme pendu au bout de sa corde

 

 

 

Lors de nos évolutions à pied autour de l’avion, nous devons faire particulièrement attention à ne pas aller sur les parties arrondies d’un glacier épousant la forme du terrain où se forment principalement les crevasses. En secteur plat ou en cuvette, le risque est bien moindre et en hiver, la couche de neige y est plus épaisse qu'au printemps.

La marche sur glacier, " encordé ", faisait partie des épreuves réservées aux pilotes avion préparant l’extension neige de la qualification montagne.

 

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Published by jean pierre Ebrard - dans VOL EN MONTAGNE
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