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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 08:50

23 juin 1960 -  23 juin 2010

Il y a 50 ans Henri Giraud réalisait l'exploit de poser son Piper au sommet du Mont Blanc.

"Je l'ai fait"  dit-il avec simplicité.  L'échec, c'était la mort.

Il faut arriver à 140 badin, oui, et même 150 en piquant face à la pente,
et, pour être tangentiel à la neige, descendre d'une soixantaine de mètres.

A ce moment, les skis doivent toucher la pente, presque la paroi, et la difficulté à pris une proportion telle, même pour Henri Giraud, qu'il a prononcé le mot de   "diabolique".

Ce mot, il n'est pas donné à n'importe qui d'en saisir l'horreur ce jour-là.

Ce qui est diabolique, c'est aussi la difficulté de doser les gaz,  pas assez de gaz, trop court à l'arrivée, on retombe, l'avion se retourne sur le dos pour chuter dans l'abîme.
Trop de gaz, trop de vitesse, trop long, en arrivant au sommet on est éjecté de l'autre côté, "On efface le Mont Blanc "

Il faut donc être ni trop court, ni trop long.   Comment ?

Par dosage, comme le sel dans les plats précise "Henri Giraud"

 

carnetdevol-HG-r

Il n'y a pas seulement l'atterrissage, dit-il, il y a l'approche .

Moment grave, car c'est celui de la décision.


Imaginez une montagne de glace, en lame de couteau, avec des deux côtés, un abime de 2.500 à 3.000 mètres. On arrive au-dessus d'une croute italienne, chevauchant des roches. A cet endroit-là, on peut encore faire demi-tour, mais, une fois les rochers dépassés, en face de la pente de glace, c'est fini. C'est la minute de l'engagement, avec, devant soi, une immense armure scintillante.


Le pilote avance un pion de plus sur l'échiquier de l'invisible : sa vie.

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Published by manival - dans VOL EN MONTAGNE
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