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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:22

1996 Vol Le Bourget - Chateauroux en Beech 200 - F-GGLA

 

      Virginie doit transporter un client important de l'entreprise de son employeur. Pour ce vol sur le Beechcraft 200 « Lima Alpha », son copilote du jour est Madeleine.

      Il fait très beau, pas un nuage à l'horizon, le vol se déroule tranquillement. Le contrôle a autorisé le Beech à descendre au niveau 110.

 

      Aux environs d'Orléans, à moins de 80 nm de Châteauroux, l'avion s'est stabilisé au P.A. L'heure du repas est maintenant passée, nos deux pilotes se restaurent avec des sandwichs achetés à Transair, la société d'assistance du Bourget, il était trop tôt pour aller manger avant le décollage.

 

      Dans quelques minutes, il faudra demander la poursuite de la descente en vue d'une approche à vue à l'arrivée. 10 000 pieds à perdre, cela fait un vario de 1 000 ft/min, qui permet de descendre à grande vitesse pour gagner du temps.

 

      Tout en mangeant, Virginie jette un coup d'oeil vers le sol, entre le fuselage et le moteur gauche...

      Break instantané.... !

      Un monomoteur arrive exactement en montée dans la trajectoire du Lima Alpha, la manoeuvre d'évitement a été faite in extrémis.

      Virginie annonce AIRMISS sur la fréquence Immédiatement, c'est la procédure à suivre quand il y a eu un risque de collision grave.

      Explications avec le contrôle, le pilote du monomoteur, un Cessna Centurion à turbine d'un club para,  était autorisé au niveau 100, 1 000 ft plus bas que le niveau de vol du Beech.

      Pendant ce temps, François et moi attendons sur le terrain, nous avons failli être veufs tous les deux en même temps.m-v03.jpg

 

      La suite est plutôt étonnante.


      Le pilote a été autorisé par le contrôleur à un niveau de vol précis dans une zone avec des contraintes règlementaires pour les largages, il évolue en route aérienne.

 

 

 

     Il aurait dû impérativement stopper sa montée à ce niveau, respect élémentaire des instructions de vol.

      Le pilote quant à lui affirme qu'étant en vol à vue, il pouvait "ne pas respecter cette instruction" assurant lui même la sécurité.

      Mais cela ne tient pas, les instructions de largage sont prépondérantes, il aurait dû stopper sa montée et de plus, il n'a pas vu arriver le Beech.

      Si Virginie n'avait pas fait un break, c'était la collision assurée.

 

      Cet Airmiss sera classé sans suite à notre grand dam, il y a à cela deux raisons semble-t-il:

      Raison 1 – Ce pilote a des «Relations».

      Raison 2 – L'Airmiss implique aussi le contrôleur car les deux avions étant sous transpondeurs, ils étaient visibles sur l'écran radar et il est à se demander pourquoi la veille du trafic n'a pas été faite.

      Normalement des alertes automatiques préviennent des risques de « proximité des appareils ».

      Mais encore faut-il être dans la salle radar à « proximité de l'écran »

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