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VOL EN MONTAGNE

Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 21:25

Voler en montagne

Pour voler en montagne, il n’est pas besoin d’être montagnard, mais en acquérir l’esprit est nécessaire.

Tout comme on ne s’improvise pas marin, on n’aborde pas les massifs montagneux des Alpes ou des Pyrénées avec l’esprit citadin.

Les exploits de quantité de sportifs médiatisés banalisent la montagne et se poser sur un glacier entre 3000 et 3500m. peut paraître évident et facile.

Nos illustres prédécesseurs, nous ont ouvert la voie, techniquement, administrativement, mais la technicité du vol et les risques encourus sont toujours bien réels.

C'est par ces quelques lignes que je commence mon livre.

La plupart des randonneurs que nous croisons pensent que se poser en montagne est quelque chose de facile et que nous arrivons dans un fauteuil sans avoir fourni aucun effort.

Ce qui les rend quelquefois un peu agressifs à notre encontre.

Certes, nous n'avons pas fait d'efforts physiques, mais la formation pilotage montagne est longue.

C'est une vrai technique qui va bien au-delà du vol pratiqué en plaine.

 

Comme pour les alpinistes qui comptent un certain nombre d’accidents, nous avons notre lot de crashs
qui se terminent très mal quelquefois.                   

Nous avons perdus quelques amis ces dernières années.

Cette haute technicité et cette prise de risques consentis nous rend proche des gens de la montagne, amateurs ou professionnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 15:54

 

23 juin 1960 
Sommet du Mont Blanc

 

 

 

 

Henri Giraud devient pilote à 17 ans grâce à l'Aviation Populaire. Planeur, vol moteur, une vocation irrésistible.   
Il a 19 ans lorsque éclate la seconde guerre mondiale : pilote militaire, il sert à Istres puis en A.F.N.
En 1945, un stage dans les Centres Nationaux le nomme moniteur. Chef-Pilote à 26 ans, Il restera quinze années à l'aéro-club du Dauphiné.
C'est dans les Alpes, dans l' Oisans, qu'Henri Giraud mène sa vie de pilote.
Le suisse Hermann Geiger invente l'atterrissage en montagne, alternant roues et skis. Henri Giraud fait un stage avec lui en 1957.
Hermann Geiger prédit que l'élève surpasserait le maître et réaliserait ce que lui-même n'avait pas osé faire. Ce fut vrai.
Henri Giraud était un conteur fabuleux.

Ses deux grands exploits:
l'atterrissage sur le Mont Aiguille, le 27 août 1957,
et celui au sommet du Mont-Blanc, le 23 juin 1960.

 

 

Il faut bien se rendre compte qu'aujourd'hui, quand nous nous posons sur une altisurface ou un glacier avec facilité...(pas toujours), c'est parce qu' Henri Giraud a ouvert le chemin, fixé la méthode, remué ciel et terre et secoué les fonctionnaires de notre Aviation Civile pour que l'Aviation de Montagne soit reconnue.

Nous bénéficions d'un espace de liberté inouï. D'un cadre d'évolution fabuleux.

Sachons maintenant le préserver
en dérangeant le moins possible les autres usagers de la montagne.

Lorsqu'il revient de Suisse, Henri Giraud réussi des centaines d'atterrissages sur glaciers. Les glaciers suisses sont très longs, jusqu'à 5 km. En France, ils sont plus courts et plus pentus, d'où la nécessité d'une adaptation et de la mise au point d'une technique différente.


Véritable créateur de l'atterrissage en montagne en France, Henri Giraud a rendu possible la naissance d'Air-Alpes.

 

A l'Alpe d'Huez, son aéroclub de l'Oisans, créé en 1971, lui permet de former des pilotes de montagne vraiment qualifiés avec ses "Piper", "Mousquetaire IV" et "Abeille" au début, puis avec son fidèle Abeille: "Papa Tango".

             à voir ici   Henri GIRAUD

 

Henri Giraud nous a quitté le 19 novembre 1999

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 15:06

atterrissage en montagne

Technique du vol et de l’atterrissage en montagne

Ce livre de plus de 200 pages est accompagné d’un DVD

80 clips vidéos d’atterrissage en montagne, sur altisurfaces et glaciers.

Une vidéo inédite d’Henri Giraud, légende de l’aéronautique

Le seul à s’être posé au sommet du Mont Blanc.

  Ce livre s’adresse aux pilotes désireux d’entreprendre des vols en montagne ou de se rappeler les bases de cette discipline.

Mais les néophyte y trouveront aussi un grand intérêt à sa lecture et aux vidéos

                    

à voir aussi à cette adresse  flight-system.com

              en vente en ligne   magazine "volez" 

   

 

 

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 18:59

Pilote de montagne, j’ai à cœur de ne pas importuner les randonneurs.

 

  • Je suis membre, et webmaster, de l’Association Française des Pilotes de Montagne.
    Nous nous efforçons de faire respecter la charte publiée dans les pages de notre site
    http://www.afpm.org
    Nous faisons la chasse aux     « pilotes voyous »    qui ne respectent pas ce texte qui nous engage, non seulement vis à vis des randonneurs, mais aussi auprès des riverains des plates-formes ou nous évoluons.
    Je suis l’auteur d’un ouvrage sur « la technique du vol et des atterrissages en montagne ».
    J’insiste beaucoup sur les nuisances que notre activité génère. A voir sur mon site 
        
    http://www.flight-system.com
    Certes, il y a plus de 40 ans que nous nous posons un peu partout en montagne, Henri Giraud a été notre pionnier, une légende de l’aéronautique. Il a effectué de nombreux secours en montagne, il ne faut pas l’oublier. L’hélicoptère aujourd’hui a remplacé l’avion dans ces missions souvent périlleuses.
  •  
                   Instructeur, je limite toujours les atterrissages en instruction, je ne manque jamais de discuter avec les randonneurs que je rencontre.
    Et je profite toujours de pique-niquer, c’est le but premier de l’atterrissage sur les glaciers : 

                                                    
  • « profiter de la haute montagne ». 
  • C’est ce que nous avons en commun avec les montagnards à pied… !
Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 17:55

la charte du pilote de montagne

que l' AFPM
Association Française des Pilotes de Montagne
s'efforce de faire respecter
par tous.

Pilote de montagne, ta liberté apprécieras...

Mais celle des autres respecteras.

Des altiports étudieras...Les cheminements qu'il conviendra.

Dans les vallées évolueras...En évitant le "radada".

Sur les glaciers t'écarteras...Des randonneurs marchant au pas.

Seule trace y laisseras...Celle de ton ski imprimera.

Quand le trafic se chargera...Sagement tu t'écarteras.

La faune jamais ne troubleras...Les stations et villages éviteras.

La flore aussi conserveras...Surface fleurie t'enchantera.

L' AFPM tu rejoindras, Pour la bonne cause tu combattras,

Ta cotisation tu paieras, Ainsi l'avenir préserveras



plus jamais ça
(vidéo ancienne: 1988)26 sec/12.6 mo

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 21:40

En 1971 , je renoue avec l’aviation de montagne. Pendant des vacances chez mes parents à Grenoble, je fais un stage à l’aéroclub du Dauphiné. Je vole avec Pierre Boucher. C’est un ancien collègue de l’ALAT qui a été en stage avec Henri Giraud pour apprendre la technique du vol en montagne, détaché par l’armée avec autorisation de se poser n’importe où. Une aubaine dont a profité " légalement " Giraud qui ne s’était pas gêné pour le faire avant cela.

Pierre Boucher vient de quitter l’ALAT au moment ou Henri Giraud démissionne du club pour travailler à son compte. Il prend la place vacante de chef-pilote.
Nous sommes le 2 janvier, je fais avec lui ses tous premiers vols civils. C’est à cette période qu’une formidable chute de neige bloque la vallée du Rhône et immobilise sur les routes et autoroutes des milliers de personnes. Déjà… ! Il y en aura d’autres qui produiront les mêmes effets.

Nous décollons de l’aérodrome du Versoud pour l’Alpe d’Huez, première étape de ma première journée d’instruction sur skis. Le soir, Pierre me confie le Piper avec un de ses élève pour rentrer au Versoud. Nous avions vu le matin que le niveau d’huile était faible, mais à défaut de savoir ou étaient les stocks de bidons et pensant que l’avion ne volerait pas beaucoup dans la journée, nous étions partis sans faire de complément.
Quelques minutes après le décollage de l’Alpe d’Huez, en abordant la chaîne de Belledonne qui nous sépare de la vallée de Grenoble, la pression d’huile a des battements d’aiguille et fini par tomber à zéro. Je continue le vol et dès que la chaîne est passée en vue de la vallée, je décide de couper le moteur. J’ai en tête l’expérience de notre Rallye dont la pompe à huile s’était arrêté, le pilote m’avait dit que le moteur avait cassé dans les deux minutes qui avaient suivi la perte de pression d’huile.

Nous sommes en vol plané en direction du Versoud. Je ne m’y suis encore jamais posé et je ne le repère pas. Le pilote qui m’accompagne s’évertue à me le montrer, mais la vallée est sous une épaisse couche de neige, je ne vois pas l’aérodrome. Je ne vais quand même pas me poser dans un champ. Ce n’est qu’en arrivant au-dessus sur les indications de mon passager, à très faible altitude que je fini par repérer la piste. Je fais un atterrissage sur skis sur la piste en herbe et nous regagnons le club à pieds. Boucher au début ne comprend pas que j’ai coupé le moteur mais il finit par convenir qu’il aurait cassé avant l’atterrissage et nous nous serions retrouvé dans la même situation avec en plus une belle ardoise pour le club car une remise en état d’un moteur cassé est très onéreuse.

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 21:41

Premier contact avec une piste d’atterrissage en montagne.

      Ma licence est une licence suisse. Pour pouvoir voler en France, je dois obtenir l’équivalence française, ce qui se fait en se faisant contrôler par un instructeur-examinateur.

      A Grenoble, je fais la connaissance d’ Henri Giraud. J’avais entendu parler de lui comme un pilote fameux mais je ne réalisais pas encore le côté exceptionnel de son exploit, s’être posé dans un mouchoir de poche à 4 807 mètres d’altitude.

      " Mon jeune ami, vous avez certainement très bien appris à piloter en Suisse. Moi je vais vous montrer comment on vole en France. ".

      J’ai vu… ! Des décollages avec montée en chandelle suite à une bonne prise de vitesse, le capot dans le ciel et, à la limite de la perte de vitesse, piqué vers la piste et rebelotte jusqu’au bout du terrain….entre autres démonstration. J’aurai la sagesse de ne pas chercher à l’imiter avant de bien maîtriser le manche à balai.

      Comme je suis disponible, Henri Giraud m’embauche pour aller travailler sur un terrain qui sera la future piste d’atterrissage des Deux Alpes ". Il prend aussi avec deux autres jeunes comme moi. Il faudra dégager les cailloux de la piste.

      Arrivés là-haut, j’ai la charge d’un marteau-piqueur autonome qui fonctionne avec un petit moteur 2 temps. Ce truc là fait un boucan épouvantable. A l’époque, on ne se souciait pas trop de ce genre de nuisance qui peuvent à long terme vous rendre à moitié sourd.

      Je fais des trous dans les plus gros rochers. Un vrai travail de manœuvre spécialisé. Un vieux du pays vient ensuite y placer une cartouche de dynamite, allume la mèche puis tranquillement, les mains dans les poches, s’en va sans se retourner pendant que nous, nous sommes planqués à l’abri bien loin.

      Pendant une semaine j’aurai l’impression d’avoir une bouilloire sifflante dans la tête. Je pense que je dois à ce marteau piqueur une bonne partie des acouphènes (sifflement continu dans les oreilles), que j’ai depuis bien des années, le reste étant les bruits d’avions lorsque je volais sans interphone en instruction pendant des milliers d’heures .

      Malheureusement, suite à un avion qui heurtera le câble d’une remontée mécanique proche, la piste sera supprimée. Pour ceux qui connaissent la station, elle était derrière l’hôtel Tessa.

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Dimanche 5 août 2007 7 05 /08 /2007 14:02

Voler en montagne,

c’est tout à la fois : frôler le ciel, les sapins, la neige et les rochers

Cette partie de mon expérience aéronautique a été passionnante à tous points de vue. J’ai eu la chance de voler avec Henri Giraud, une légende de l’aéronautique, le seul à s’être posé sur le Mont Aiguille en 1957 et sur le Mont Blanc en 1960. Puis j’ai fais de l’instruction sur avion au sein d’un aéro-club d’abord et en ULM ensuite.

 

 

Membre de l’AFPM, j’ai créé et j’anime encore, le site internet des pilotes de montagne. Pilote avion et ULM, le bureau de l’association m’a délégué auprès de la FFPLUM pour créer un label montagne, il devenait nécessaire d’encadrer un peu les ulmistes suite à de nombreux incidents en vol, c’est ce qui m’a amené à rédiger un petit guide qui, au fil des mois, est devenu un livre de 200 pages, illustré de très nombreuses photos et accompagné d’un DVD comportant plus de 80 clips vidéos de séquences de vol, d’atterrissages et de décollages en montagne.

" Le vol montagne est une discipline de haut niveau

et la meilleure école de pilotage qui soit ".

C’est ce que dit notre président Noël Genet, dans la préface de mon cours. Il faut de la rigueur, de l’expérience, et de l’humilité devant la montagne. On apprécie d’autant plus cette activité quand on a déjà derrière soi une longue carrière et déjà maîtrisé d ‘autres disciplines exigeantes.

 

" Les pilotes d’Ultra Légers Motorisés sont viscéralement attachés à la notion de  Liberté .

Et ils ont raison ! Parce que Liberté et Passion sont indissociables

C’est parce qu’il est plus libre qu’il doit être plus responsable.

Le Vol en Montagne est pure passion.

Le Pilote ULM a la chance de ne pas se voir imposer toute la batterie des qualifications avion. Il doit alors compenser ce qui ne lui est pas imposé par une attitude responsable qui consiste à faire le nécessaire pour acquérir volontairement ce qu’il ne possède pas de façon innée".

 

Le président de la FFPLUM met lui l’accent sur l’esprit libériste des pilotes ulm et souhaite qu’ils abordent la montagne avec précaution.

 

Comme la plupart des pilotes de montagne, je ne suis pas particulièrement timoré, mais dans ce domaine, j'agis avec une extrême prudence.

 

Grande rigueur dans la méthode et grande précision dans le pilotage dans un environnement sans référence d’horizon ne s’apprennent que sur le terrain. Les accidents de pilotes " avion " sont nombreux malgré une formation rigoureuse et un cadre réglementé, et, malheureusement, ces dernières années, des morts, trop nombreux, ont endeuillés notre belle activité.

 

Pilote avion, la qualification montagne est obligatoire pour utiliser les altisurfaces et l’extension neige habilite à la pratique sur skis, sur altisurfaces et glaciers.

Pilote ULM, aucune qualification n’est requise, mais la capacité de nos machines à se poser court ne nous met pas à l’abri des erreurs de jugement en finale. Les causes d’accidents résident surtout dans le défaut d’appréciation de l’environnement.

 

Le pilotage d'un avion ou d'un ULM dans les sites de montagne et haute montagne sous-entend que c'est l'affaire de pilotes confirmés, au jugement sûr, au pilotage précis, avec un bon sens des responsabilités, capables de prendre des décisions, surtout celle de renoncer quand il y a doute.

 

Pour pratiquer les atterrissages en montagne l'été, il n'est requis aucun équipement spécifique. Presque tous les avions légers peuvent se poser en altitude. Altitude qui ne dépasse généralement pas les 2 000 m pour les sites d'été, mais qui atteint 3 500 m l'hiver sur skis.

 

Chaque altiport fait l'objet d'une autorisation distincte sur roues ou sur skis.

L’atterrissage sur altisurfaces fait l’objet de la qualification montagne.

Atterrir sur un glacier est pour la plupart des pilotes avion comme la quête du Saint Graal ! Entrer dans le domaine de la haute montagne… quoi de plus grisant…. ! Quitter la vallée, se poser et pique-niquer , après un vol court , sur la neige des glaciers entre 3000 et 3500m avec devant soi un panorama d’une beauté incomparable est un réel privilège.

 

 

Ce privilège, je l’ai exercé depuis de nombreuses années, partageant mes vols entre mon épouse et mes élèves.

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /2007 21:54

 

1997, je cherche une déco sympa pour mon ULM Skyranger, trop blanc pour aller voler en montagne l’hiver, il ne se voit pas sur la neige, il faut voir mais " être vu ".

Un ami, introduit dans ce milieu pour avoir fait taguer la vitrine de son magasin, me parle de David, un jeune qui pourrait bien faire cette déco à un prix abordable.

David est partant, taguer un avion…super ! c’est mieux que de se faire un bus, un tramway ou un train.

Par contre, je dois aller acheter les bombes de peinture. Je me retrouve dans un magasin un peu glauque, le seul de la ville qui ait les bombes de la qualité requise et les bonnes couleurs. Il vend surtout, tout ce que les jeunes de banlieue portent comme vêtements.

Venant de la part de David, on consent à me vendre les dites bombes et quand je dis que c’est pour taguer un avion, je vois des étincelles dans les yeux de 2 ou 3 jeunes présents dans la boutique, j’ai même droit à voir un album de tags réalisés sur toutes sortes de supports avec les tagueurs posant devant, mais visages cachés par une cagoule.

J’ai découvert un vrai catalogue, le " beaubourg du tag ".

 

Les tags couvrent plus de 35000 m² sur la seule ville d’Aix en Provence dont environ 8000m² dans le centre ancien, et autant sur les bordures des voies rapides des autoroutes que couvre l’agglomération. Plus de 600 portes d’entrée de maisons, d’immeubles on été graffitées dans le centre ancien, et mobilisent une personne à temps complet pour essayer d’enlever les tags, 30m² effacés jour et sans cesse renouvelés, sans oublier les tags des devantures des commerçants, qui se désespèrent, et qui font de leur mieux pour se préserver par des traitements en vernis ou peinture antigraffiti qui permettent un nettoyage plus facile, mais l’opération a un coût.

Et moi, je paie pour me faire taguer… !

Je fais confiance à David, il me fais une déco d’enfer " flammes " !

Il lui aura fallu 8 heures de travail. Un veritable artiste.

Je dois dire que depuis, je ne suis pas passé inaperçu en vol.

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 22:31

 

Atterrir sur un glacier est pour la plupart des pilotes avion comme la quête du Saint Graal ! Entrer dans le domaine de la haute montagne… quoi de plus grisant…. ! Quitter la vallée, se poser et pique-niquer , après un vol court , sur la neige des glaciers entre 3000 et 3500m avec devant soi un panorama d’une beauté incomparable est un réel privilège.

Ce magnifique privilège fait l’objet de la " qualification montagne avec extension neige "

Les glaciers sont une masse de glace couverte en hiver d’une couche de neige plus ou moins épaisse. Ils n’existent qu’à des altitudes au-delà de laquelle la neige ne fond pas, ou peu., c’est à dire 2 500 à 3 000 m en Europe. La glace est de la neige ancienne transformée, tassée, condensée. La densité de la neige augmente de plus en plus au fil du temps. Elle devient " névé " lorsque sa densité atteint 550 à 700 kg/m3 et 917 kg/m3 à l’état de glace vive. Il faut 5 ans de névéification pour que la neige devienne glace.

A l’époque glaciaire, 30% des continents étaient recouverts de glace. Le glacier du Rhône s’étendait jusqu’à Lyon, avec des épaisseurs de plus de 1 000 m.

La masse de glace s’écoule régulièrement comme un torrent figé. Seuls les repères placés par les glaciologues permettent de mesurer cette vitesse d’écoulement dépendant de la pente du terrain. Les glaciers sont des monstres qui bougent vite : quelques centimètres à quelques décimètres par jour, et dans les zone de forte pente, plusieurs mètres par jour. Les mouvements de terrains provoquent des cassures dans la glace, ce sont les crevasses et séracs qui régulièrement se détachent et dévalent plus bas dans une chute imprévisible qui englouti occasionnellement les alpinistes. De l’observation du glacier dépendra le choix de l’itinéraire le moins risqué.

Le Glacier d’Argentière dans le Massif du Mont Blanc. Des séracs impressionnants, de grandes murailles de rochers, un panorama exceptionnel. On s’y pose généralement tout en haut,

 

 

Chaque glacier a ses caractéristiques propres. Seule une pratique régulière en école peut permettre de s’y aventurer avec un minimum de risques.

Quand la neige couvre la crevasse, on dit qu’il s’agit d’un pont de neige, un pont qui peut être très fragile et céder au passage d’un alpiniste d’où la nécessité de marcher encordé. Mais cela ne s’improvise pas. Chacun doit assurer l’autre selon une méthode bien définie. Au cours d’exercices de sauvetage, il est démontré qu’il faut être au moins deux pour sortir d’une crevasse un homme pendu au bout de sa corde

Lors de nos évolutions à pied autour de l’avion, nous devons faire particulièrement attention à ne pas aller sur les parties arrondies d’un glacier épousant la forme du terrain où se forment principalement les crevasses. En secteur plat ou en cuvette, le risque est bien moindre et en hiver, la couche de neige y est plus épaisse qu'au

printemps.

La marche sur glacier, " encordé ", faisait partie des épreuves réservées aux pilotes avion préparant l’extension neige de la qualification montagne.

 

Par jean pierre Ebrard - Publié dans : VOL EN MONTAGNE
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